Le jour où …. #1 (3/3)

Je vais enfin vous livrer la fin de mon récit ! Ce n’est pas que j’ai voulu faire durer le suspense mais j’ai été très occupée entre des anniversaires à organiser, les vacances scolaires et des imprévus, je n’ai pas vu le temps passer.

On s’était quitté alors que l’on venait d’hospitaliser mon fils.

Il est plus de 23h, on nous amène dans une chambre du service pédiatrique. J’installe mon bébé qui s’est endormi dans le petit lit à barreau. Je dois rentrer chez moi pour passer le relai à mon mari. Nous avons décidé qu’il resterait les nuits et moi les journées. J’ai beaucoup de mal à partir. C’est très dur de laisser mon petit seul à l’hôpital même pour 20 min (j’ai la chance d’habiter près de l’hôpital). Une infirmière me rassure, il est endormi et elle me téléphonera s’il se réveille.

Je rentre chez moi. Mon mari est déjà prêt à partir. On s’échange quelques mots et je part me coucher exténuée.

Le lendemain, je dépose ma grande à l’école et file directement à l’hôpital. Mon mari me dit que la nuit s’est bien passée. Il doit partir. Il viendra reprendre son poste le soir. Hors de question de laisser notre fils seul !

Mon fils a l’air plutôt en bonne forme. Il sourit malgré le vilain rhume qui l’embête toujours. Malheureusement pour lui, la journée ne sera faite que d’examens médicaux. C’est assez éprouvant mais il est courageux (beaucoup plus que moi qui passe la journée à pleurer).

Dans sa chambre, c’est le défilé. La maladie dont il souffre étant plutôt rare, de nombreux étudiants en médecine viennent l’examiner sous toutes les coutures.

A la fin de la journée, on m’annonce une bonne nouvelle, il ne souffre d’aucune hémorragie interne. En revanche, pour pouvoir rentrer à la maison, son taux de plaquettes doit dépasser les 5000/mm3.

Il y arrivera deux jours plus tard. On nous laisse donc sortir un samedi matin, en nous demandant de revenir le lundi pour contrôler son taux de plaquettes. Pendant le week-end, nous devons surveiller les signes d’hémorragie et revenir au moindre doute. Et surtout, notre enfant a l’interdiction de se cogner ! Je vous laisse imaginer le week-end de stress !

Finalement, nous arrivons au lundi sans encombres. Nous retournons aux urgences pédiatriques pour faire une prise de sang (encore ! ). Et les nouvelles sont plutôt bonnes. Son taux de plaquettes est revenu à la normal et il dépasse les 300 000.

La pédiatre m’explique qu’il devra être suivi par un hématologue pendant 1 an car le risque de récidive est élevé et qu’on ne connaît pas encore la cause de ce qui lui est arrivé. On apprendra quelques temps plus tard que l’unique cause est son rhume ! En effet, face à son rhinovirus banal, son système immunitaire s’est emballé et a détruit presque toutes ses plaquettes. Pourquoi ? Mystère… Les médecins m’ont dit qu’on en saurait sûrement jamais rien !

L’hématologue qui le suit pendant cette année est très gentille et très douce. Elle me dit de le surveiller et de venir faire une prise de sang en cas de doute. Il n’a par ailleurs pas le droit de se faire vacciner pendant un an, cela pourrait « exciter » de manière abusive son système immunitaire et entraîner une rechute. Et heureusement, il ne fera jamais de rechute !

Presque 7 ans après, il va très bien et on ne sait toujours pas pourquoi ce jour là, un simple rhume nous a fait frôler la catastrophe. Cela restera un mystère.

J’espère que cette petite (longue) histoire vous a plu. J’en partagerai d’autres prochainement.

Mog.

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